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Référence · Impôts & patrimoine

Fiscalité du patrimoine : flat tax, IFI, plus-values, succession

Construire un patrimoine, c’est aussi comprendre ce que l’État prélève en chemin : flat tax de 30 %, IFI au-delà de 1,3 million d’euros d’immobilier, droits de succession. Panorama 2026 — chaque chiffre est à vérifier, les lois de finances changent chaque année.

La flat tax (PFU) : 30 % sur les revenus du capital

Par défaut, les revenus du capital — dividendes, intérêts, plus-values de cession de titres — supportent le prélèvement forfaitaire unique (PFU), dit « flat tax » : 12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % (à vérifier au moment de la lecture). Ces 17,2 % de prélèvements sociaux sont la constante de la fiscalité de l’épargne : même les meilleures enveloppes ne les effacent pas.

Vous pouvez opter pour le barème progressif à la place des 12,8 %. L’option est globale (tous les revenus du capital de l’année) et n’a d’intérêt que si votre tranche marginale est basse (0 % ou 11 %) ; à partir d’une tranche à 30 %, le PFU l’emporte presque toujours.

La fiscalité par enveloppe : là où tout se joue

À placement identique, l’enveloppe change radicalement la note. Le compte-titres ordinaire (CTO) subit la flat tax au fil de l’eau ; le PEA après 5 ans et l’assurance-vie après 8 ans effacent ou réduisent la part d’impôt sur le revenu. C’est la première optimisation, la plus simple et la plus puissante.

Fiscalité comparée des gains selon l’enveloppe — règles 2026, à vérifier au moment de la lecture
Enveloppe Impôt sur le revenu Prélèvements sociaux Total indicatif
CTO (compte-titres) 12,8 % (ou barème sur option) 17,2 % 30 %
PEA après 5 ans 0 % (exonération) 17,2 % 17,2 %
Assurance-vie après 8 ans 7,5 % après abattement de 4 600 € / 9 200 €* 17,2 % 17,2 % à 24,7 %

* Abattement annuel sur les gains retirés : 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple ; taux de 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements, 12,8 % au-delà. Plafond de versements du PEA : 150 000 €. Chiffres à vérifier au moment de la lecture.

Plus-values immobilières : la durée efface l’impôt

La vente de la résidence principale est totalement exonérée. Pour le reste (résidence secondaire, locatif), la plus-value supporte 19 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, mais des abattements par durée de détention s’appliquent dès la sixième année : exonération d’impôt au bout de 22 ans, de prélèvements sociaux au bout de 30 ans (régime à vérifier, régulièrement retouché). En immobilier, l’horizon long n’est pas qu’une vertu d’investisseur : c’est un paramètre fiscal.

L’IFI : l’impôt sur la fortune immobilière

Depuis le remplacement de l’ISF, seul l’immobilier est taxé à la fortune. L’IFI se déclenche lorsque le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1 300 000 € au 1er janvier (seuil à vérifier), après déduction des dettes et d’un abattement de 30 % sur la résidence principale. Actions, PEA et assurance-vie en fonds non immobiliers n’entrent pas dans l’assiette : deux patrimoines identiques peuvent payer un IFI très différent selon leur composition. Commencez par calculer votre patrimoine net en séparant la part immobilière.

Succession et donation : transmettre sans tout rendre

En ligne directe, chaque parent peut transmettre 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans sans droits, par donation ou par succession (abattement à vérifier) ; au-delà, un barème progressif s’applique. Deux parents et deux enfants, c’est déjà 400 000 € transmissibles en franchise par cycle de 15 ans — d’où l’intérêt de donner tôt.

L’atout maître reste l’assurance-vie : les capitaux issus de versements effectués avant 70 ans sont transmis hors succession, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis une taxation forfaitaire au-delà. Le démembrement de propriété (donner la nue-propriété, conserver l’usufruit) est un autre levier classique — à manier avec un notaire.

Optimiser légalement : la stratégie d’abord

L’optimisation fiscale légale tient en trois gestes : choisir les bonnes enveloppes (PEA, assurance-vie), jouer la durée (5 ans, 8 ans, 22 ans), anticiper la transmission (donations, clause bénéficiaire, démembrement). Tout cela est prévu par la loi — rien à voir avec la fraude, qui coûte toujours plus cher qu’elle ne rapporte.

Mais gardez l’ordre des priorités : l’optimisation suit la stratégie, pas l’inverse. Un mauvais placement défiscalisé reste un mauvais placement. Définissez d’abord objectif et allocation — voir le guide devenir millionnaire et, pour la phase de revenus, devenir rentier — puis logez chaque brique dans l’enveloppe la plus douce. Pour chiffrer l’effort d’épargne nécessaire, utilisez le calculateur d’épargne mensuelle (à titre illustratif, hors fiscalité et frais). Les termes techniques — PFU, IFI, usufruit — sont définis dans le glossaire.

Avertissement. Les taux, seuils et abattements cités correspondent aux règles 2026 connues, à titre indicatif : les lois de finances changent chaque année. Vérifiez chaque chiffre au moment de la lecture et, pour toute décision engageante, consultez un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine.

Questions fréquentes

La flat tax de 30 %, c’est quoi exactement ?

C’est le prélèvement forfaitaire unique (PFU) appliqué par défaut aux revenus du capital : 12,8 % d’impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total. Il concerne dividendes, intérêts et plus-values mobilières, avec une option possible pour le barème progressif — taux à vérifier au moment de la lecture.

Faut-il choisir le PFU ou le barème progressif ?

Cela dépend de votre tranche marginale d’imposition. Si elle est de 0 % ou 11 %, le barème est souvent plus avantageux que les 12,8 % du PFU ; à partir de 30 %, le PFU l’emporte généralement. L’option pour le barème est globale pour tous les revenus du capital de l’année, d’où l’intérêt de faire le calcul avant de cocher la case.

Qui paie l’IFI ?

L’impôt sur la fortune immobilière concerne les foyers dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier, après déduction des dettes et d’un abattement de 30 % sur la résidence principale. Les placements financiers comme le PEA ou les actions n’entrent pas dans son assiette — seuil à vérifier au moment de la lecture.

Combien peut-on transmettre sans droits de succession ?

Chaque parent peut transmettre 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans sans droits, par donation ou succession — abattement à vérifier au moment de la lecture. S’y ajoute notamment l’assurance-vie, qui permet de transmettre jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire en franchise pour les versements effectués avant 70 ans.

L’assurance-vie est-elle vraiment hors succession ?

En grande partie, oui : les capitaux versés avant 70 ans sont transmis hors actif successoral, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis une taxation forfaitaire au-delà. Les versements après 70 ans suivent un régime moins favorable, et des primes manifestement exagérées peuvent être réintégrées — règles à vérifier au moment de la lecture.

Pour aller plus loin