Votre simulation
Versement mensuel requis
—
Total versé sur la période : — · Part apportée par les intérêts : —
| Horizon | Total versé | Versement mensuel requis |
|---|
Illustration hors fiscalité et frais ; rendement non garanti.
Comment utiliser ce calculateur
La plupart des simulateurs partent de votre épargne pour en déduire un capital. Celui-ci fait l’inverse : vous fixez la destination, il calcule le rythme. Saisissez votre objectif — par défaut 100 000 €, le cap symbolique des premiers 100 000 euros —, votre horizon en années, le taux annuel espéré de vos placements et votre capital initial. Le résultat est le versement mensuel constant qui, capitalisé mois après mois, vous amènerait exactement à l’objectif.
Techniquement, l’outil convertit le taux annuel en taux mensuel équivalent i = (1 + r)1/12 − 1, fait fructifier votre capital initial sur N mois, puis résout l’équation de la valeur future d’une suite de versements. Si votre capital de départ, placé au taux choisi, suffit déjà à atteindre l’objectif, il vous le dit — versement requis : 0 €.
Comment interpréter les résultats
Le chiffre clé est le versement mensuel requis. Première question à vous poser : est-il compatible avec votre budget ? Comparez-le à votre capacité d’épargne réelle, celle que révèle un budget bien construit, et au taux d’épargne qu’il représente par rapport à vos revenus. Un versement tenable dix ans vaut mieux qu’un versement héroïque abandonné au bout de six mois.
Regardez ensuite la répartition entre le total versé et la part apportée par les intérêts : c’est elle qui mesure le travail du temps. Le tableau des horizons rend l’arbitrage visible — pour un même objectif de 100 000 € à 5 % illustratifs, le versement requis est environ trois fois plus faible sur 20 ans que sur 7 ans. Chaque année d’avance se paie moins cher que l’année suivante : c’est l’argument décisif pour commencer tôt, au cœur de la méthode pour devenir millionnaire.
Astuce : automatisez le versement dès la réception du salaire — virement programmé vers PEA, assurance-vie ou compte-titres. L’épargne qui part en premier ne se discute plus à la fin du mois.
Les limites de la simulation
Le calcul suppose un taux constant et des versements parfaitement réguliers. En réalité, le rendement n’est pas garanti : les marchés fluctuent, et un objectif daté peut être manqué — ou dépassé — selon l’humeur des dernières années. Plus l’échéance est proche et l’objectif impératif (apport immobilier, par exemple), plus la part investie en actifs risqués devrait être faible, quitte à accepter un versement plus élevé.
Les montants sont bruts, hors fiscalité et hors frais : PFU de 30 % sur compte-titres, prélèvements sociaux de 17,2 % sur un PEA après 5 ans, abattements de l’assurance-vie après 8 ans (valeurs 2026, à vérifier au moment de la lecture). L’inflation, elle non plus, n’est pas déduite. Pour explorer le problème dans l’autre sens — partir de votre épargne et projeter le capital —, utilisez le calculateur d’intérêts composés ; et pour relier cet objectif à votre liberté financière, le simulateur d’indépendance financière prend le relais.
Questions fréquentes
Que faire si le versement requis dépasse ma capacité d’épargne ?
Trois leviers, à combiner : allonger l’horizon — le tableau montre à quel point quelques années changent tout —, revoir l’objectif à la baisse ou par paliers, et augmenter votre capacité d’épargne en travaillant votre budget et vos revenus. Forcer un versement intenable conduit le plus souvent à abandonner en cours de route.
Quel taux annuel choisir pour la simulation ?
Adaptez le taux au support réellement utilisé : autour de 1,7 % pour un Livret A (taux variable, à vérifier au moment de la lecture), 2 à 3 % pour des fonds en euros, environ 7 % nominal historique pour des actions mondiales — jamais garanti. Le défaut de 5 % correspond à un portefeuille diversifié, à titre illustratif.
Pourquoi le versement baisse-t-il autant quand l’horizon s’allonge ?
Deux effets s’additionnent : vous étalez l’effort sur davantage de mois, et chaque versement a plus de temps pour produire des intérêts qui produisent eux-mêmes des intérêts. C’est la mécanique des intérêts composés : sur les horizons longs, le marché finance une part croissante de l’objectif à votre place.
Le résultat est-il net d’impôts et de frais ?
Non, le calcul est brut, hors fiscalité et hors frais. Selon l’enveloppe, vos gains supporteront le PFU de 30 %, les prélèvements sociaux de 17,2 % (PEA après 5 ans) ou la fiscalité allégée de l’assurance-vie après 8 ans (valeurs 2026, à vérifier au moment de la lecture). Visez un objectif légèrement supérieur pour conserver une marge.
Pour aller plus loin
Les premiers 100 000 €
Le cap le plus dur et le plus décisif : pourquoi et comment l’atteindre méthodiquement.
Faire un budget
La méthode simple pour dégager, mois après mois, la capacité d’épargne qui finance le plan.
Le taux d’épargne
L’indicateur n° 1 de votre progression : comment le calculer et l’augmenter sans se priver.